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Prenons l'exemple d'une fracture simple. Initialement, une douleur aiguë apparaît pour signaler une rupture d'intégrité. Dès le lendemain, la douleur initiale est généralement disparue; pourtant,
les dommages sont toujours présents. La raison est simple. Une lésion en voie de guérison (balance positive) ne fait pas mal, à moins de nuire à la guérison, par exemple, en bougeant l'endroit
de la fracture, ce qui aurait pour effet d'intervertir subitement la balance positive en balance négative, d'où la douleur.
De plus, il est démontré que pour 80 % des blessures sans aggravation, la phase aiguë initiale peut durer jusqu'à douze semaines. Après quoi, si la cause réelle demeure inchangée et que la balance
négative prédomine, l'intelligence innée déclenche les mécanismes de compensation pour contrebalancer la dégénérescence des tissus. Contrairement à l'adaptation, le mécanisme de compensation
implique toujours une perte de fonction et une réorganisation de l'architecture du tissu lésé. Dans le cas d'une articulation, la compensation entraîne un élargissement de la surface du joint pour
en accroître la stabilité au détriment de la mobilité. C'est le processus arthrosique : le développement de l'arthrose.
Dans cette phase, fréquemment appelée chronique, l'intensité et la fréquence des douleurs diminuent, parfois à un point tel qu'elles sont faussement interprétées comme étant la preuve d'une
guérison, et ce, malgré l'apparition des premiers signes de fragilité et de perte d'autonomie.
L'évolution des soins doit être évaluée sur la base objective du retour fonctionnel. Concrètement, le progrès se manifeste par l'observation d'une réduction de l'intensité des blocages :
les subluxations vertébrales. Cette diminution des effets du stress subjectif sur le pattern d'asymétrie vertébrale détermine l'intervalle de contrôle qui doit assurer le maintien d'une balance
positive, responsable de la guérison des dommages et de la régénérescence continue de l'organisme.
Cela se traduit par un espacement des ajustements pour atteindre un plateau, c'est-à-dire une fréquence qui, de nos jours, excède rarement une visite par mois. Cet intervalle n'est pas qu'une
démarche préventive, mais correspond, pour la plupart, à la fréquence efficace pour réduire les effets nuisibles du stress subjectif sur notre santé et bien-être. Par comparaison, si quelqu'un ne
se brossait les dents qu'une fois par semaine, il pourrait rapidement outrepasser la limite d'efficacité où un brossage ne peut plus le protéger contre les dommages accumulés durant cet intervalle.
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