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 2.12  L'intelligence innée chapitre précédent  chapitre suivant • Table  • Haut   



A - L'intelligence

Prenez une poignée de terre dans votre main. De celle-ci peut germer une semence qui deviendra une plante. Cette plante est le fruit de la sélection et de la réorganisation des éléments déjà contenus dans la terre. Ce potentiel à sélectionner et organiser des éléments de manière ordonnée témoigne de la présence d'une intelligence.

Artiste: Vicki Messinger

Toutes les plantes terrestres proviennent fondamentalement de la terre contenue dans votre main, incluant toutes les couleurs, parfums et textures. L'essentiel de ce qui existe dans l'univers y est représenté. Il y a entre autres une microcentrale atomique (radio-isotope naturel), la silice du processeur de votre ordinateur et vous ! Les électrons et autres particules qui s'y retrouvent sont exactement les mêmes éléments qui composent l'univers entier.

Un organisme vivant possède une intelligence : un contrôleur ayant la capacité d'ordonner en sélectionnant et réorganisant les éléments de son environnement selon une séquence qui lui est propre. Sans cette intelligence, la séquence et les ressources seraient complètement inutiles.


B -La conscience réelle.

L'intelligence, par exemple, d'une graine de rose connaît sa structure, son identité, son fonctionnement avant même d'avoir germé. Qu'une de ses branches se brise ou non, elle connaît d'avance la séquence de la cicatrisation. Celle-ci sera activée uniquement en cas de blessure. Pour le savoir, l'intelligence doit être constamment consciente de son état.

La connaissance de l'état actuel de l'organisme, des circonstances et de son environnement relève de la conscience réelle. Elle est indispensable à la fonction d'actualisation. À partir des objectifs déterminés par la séquence, l'intelligence peut identifier les exigences, les besoins et répondre en temps réel. Cette réponse est le fruit du processus d'actualisation : une mise à jour continuelle. Cette fonction se retrouve dans toutes les structures vivantes. Ainsi, le contremaître, en plus de superviser les travaux actuellement en cours, planifie aussi en fonction des étapes suivantes.


C - L'intelligence innée

L'intelligence innée* réfère à l'intelligence à l'origine de notre existence. C'est l'ordre duquel nous sommes nés. Elle est à l'origine de ce que j'appelle " moi ". En plus de son pouvoir d'organiser la matière, elle possède la connaissance pour en maintenir la structure, la fonction, l'activité et pour en assurer la croissance et le développement selon une séquence prédéterminée. L'intelligence innée n'est pas le code génétique car celui-ci n'est qu'un plan. Elle est le contrôleur, le contremaître qui réalise le plan. Par exemple, à l'instant même du décès d'un individu, il n'y a aucune différence quant au plan, c'est l'arrêt du contremaître tel que démontré par l'arrêt d'activité au cerveau qui confirme le décès. Le cerveau est intact, mais l'activité a cessé.

Ce concept pourrait s'appliquer à tout organisme vivant, mais l'être humain possède une caractéristique particulièrement évoluée, la conscience virtuelle.


*Inné : du lat. innatus " né dans; naturel; inné " qui tient à sa nature propre, qu'un être possède dès sa naissance; antonyme. Acquis.


D - La conscience virtuelle

Si notre intelligence innée dispose de sa propre conscience réelle qui gère le tout en tout temps, elle possède une faculté additionnelle, nous permettant d'interpréter la réalité et d'interagir depuis une conscience dite virtuelle.

Ce dont nous avons connaissance est une représentation virtuelle de la réalité. Prenons un détecteur de métaux. Lorsque son champ magnétique fluctue en présence d'un métal, un signal sonore, un "bip-bip" est émis. Ce son ne provient pas vraiment du métal, mais du détecteur qui traduit une fluctuation magnétique en un signal artificiel et audible. Ce son est une représentation virtuelle de la détection d'un métal. De façon similaire, la totalité de l'expérience sensorielle humaine est virtuelle. Nous vivons tous dans un univers de "bip-bip" !

Les ondes existent, mais les couleurs et les sons n'existent pas. Les textures existent, mais le sens du toucher n'existe pas. La température existe mais les sensations de chaleur et de froid n'existent pas. Car l'ensemble de notre expérience sensorielle est une interprétation artificielle entièrement générée par notre cerveau. Si cette interprétation est conforme à la réalité, nous parlons alors d'une connaissance, et dans le cas contraire, nous parlerions d'une fiction ou d'une croyance.

La seule partie de nos expériences dont nous avons connaissance et dont nous pouvons répondre consciemment est par l'intermédiaire de la conscience virtuelle. Autrement, la vaste majorité des activités de notre intelligence innée se réalisent sans que nous en prenions connaissance.

La conscience virtuelle est l'outil servant à verbaliser, à visualiser, à mémoriser, à conceptualiser l'information, et à personnaliser notre point de vue. Elle est modelable, nous pouvons en modifier le contenu, nous pouvons changer d'idée. L'élaboration de nos choix et de nos décisions conscientes découle directement de notre interprétation de la réalité. On peut déjà imaginer le potentiel catastrophique que pourrait avoir une fausse interprétation sur notre bien-être.




 2.13  L'intelligence et le corps chapitre précédent  chapitre suivant • Table  • Haut   




Prenons un marteau. Lorsqu'il repose au sol, il n'est qu'un instrument. Il a le potentiel de servir à planter des clous, mais laissé à lui-même, tout ce qui peut lui arriver est de se détériorer relativement aux conditions de son environnement. Dans notre main, l'instrument se transforme en outil, car il devient alors une extension de notre organisme. Grâce aux directives en provenance de notre cerveau, il s'intègre à notre système.

Artiste: Linda Vigdor

Il en est de même pour notre corps. C'est un instrument qui, laissé à lui-même, dégénère, mais lorsqu'une intelligence y est appliquée, c'est-à-dire notre intelligence innée par l'intermédiaire de notre système nerveux, il devient un outil. Notre main est un instrument de haute précision, c'est le plus sophistiqué dans l'univers connu. Cependant, si un de ses nerfs devenait coincé, interférant ainsi sur la transmission des directives entre le cerveau et la main, nous nous retrouverions avec la main du maladroit au lieu de celle de l'horloger. Une vie passée ainsi suffirait à nous convaincre que nous étions inaptes à évoluer dans un travail de précision.

Séparément, chaque cellule, tissu et organe de notre corps ignorent complètement les besoins de l'ensemble, de l'organisme. Pour exprimer leurs potentiels et participer en tant qu'outils à notre expérience, à "notre intégralité", ils doivent tous être en communication continue et ininterrompue avec le contrôleur, c'est-à-dire notre intelligence innée.

Le principal réseau de communication responsable de la transmission des informations et des commandes en provenance de l'intelligence innée se nomme le système nerveux. De là proviennent toutes les décisions et directives. Plusieurs croient que le système nerveux distribue de l'énergie, c'est faux, le transport d'énergie relève du système sanguin. Les nerfs transmettent les informations et les commandes essentielles à la gestion et à l'intégration de tous les organes, tissus et cellules de l'organisme en un système cohérent.

À cet effet, jusqu'à 1,2 million de nerfs émergent de notre colonne vertébrale entre chaque vertèbre, 31 fois. C'est à proximité de sa sortie, entre deux vertèbres, qu'un nerf peut être affecté, comprimé ou coincé et la communication réduite ou rompue. L'action du stress sur la biomécanique vertébrale est le principal agent à l'origine de ces interférences. Celles-ci peuvent s'expliquer par l'intermédiaire de la relation de cause et conséquence.




 2.14  Cause et conséquence chapitre précédent  chapitre suivant • Table  • Haut   



En discutant de cause et conséquence, plusieurs parleront en termes d'action/réaction. Je pousse le premier domino (action), ce qui entraîne la chute successive des autres dominos (réaction). L'action ici n'est pas la cause, mais la conséquence no1, et la réaction, la conséquence no2. La cause est en réalité l'initiatrice de la séquence des événements : action/réaction. Dans cet exemple, la cause est la décision de faire tomber les dominos. Sans cette décision, la séquence action/réaction n'existe pas. Les dominos ne prennent aucune décision, ils ne font que tomber selon leur ordre, leur séquence prédéterminée. Il en est de même pour toutes les cellules, tissus et organes du corps humain. Ils ne prennent aucune décision. Ils ne font que répondre selon leurs propres automatismes.





Cause et conséquence
Fig. 2. Cause et conséquence.

A- La cause

La cause est soit une commande involontaire, comme le contrôle de la respiration, soit une décision volontaire. Nos décisions sont d'origine psychique et proviennent de notre conscience virtuelle. La cause (fig. 2) est le fruit du processus mental qui précède et initie une conséquence. C'est une décision, une directive sélectionnée depuis les options liées à notre version de la situation. Celle-ci est fondée sur notre façon d'envisager les choses, notre point de vue.

Le point de vue est notre perspective, le schéma d'ensemble à partir duquel les informations sont articulées de manière à dégager une signification ou à tirer une conclusion. Cette manière relève de la tradition, de l'expérience et de la philosophie de chacun. C'est le filtre qui colore notre perception et nos interprétations. Les cinq témoins d'une collision décriront cinq scènes différentes car, bien qu'ils fussent sur le même coin de rue, ils ont tous un point de vue différent. Ainsi en arrivons-nous à des conclusions et des décisions différentes malgré une situation ou un contexte d'apparence similaire.

Le point de vue est composé de données significatives provenant des trois répertoires suivants :

1 - Les connaissances innées

Celles-ci proviennent des informations encodées dans notre bagage génétique. Ce sont les données de base nécessaires à toutes les étapes de notre développement. Elles incluent aussi toutes les données objectives pour lesquelles nos sens sont configurés, ainsi que les prédispositions nécessaires au langage. Par exemple, notre œil est structuré pour capter les ondes lumineuses reconnaissables par le cerveau humain, soit 3 millions de couleur. Nous ne pouvons voir les couleurs qui ne figurent pas dans ce répertoire. D'ailleurs, les couleurs existent uniquement dans le cerveau car, à l'extérieur de celui-ci, elles ne sont qu'une onde électromagnétique. Similairement, toutes les sensations, sans exception, sont des codes virtuels préprogrammés.

2 - Les connaissances acquises

Celles-ci sont les données objectives et vérifiables en provenance de notre éducation et de nos expériences. Elles sont comprises et s'articulent aisément. Comme les pièces d'un casse-tête, elles s'emboîtent sans résistance et servent de référence et de lien aux acquisitions futures.

3 - Les croyances

Ces données sont de nature entièrement subjective et symbolique. Elles reposent sur des bases imaginaires et intangibles telles les superstitions, les dogmes, les mythes, la chance, le hasard ou toute autre autorité virtuelle. Elles n'ont pas de fondement dans la réalité et doivent donc être transmises par conditionnement et renforcées par l'ignorance ou la peur. Contrairement aux connaissances, les croyances nous privent de toute possibilité d'accroître notre compréhension car elles excluent les explications rationnelles de cause à effet. Elles sont essentiellement incohérentes, illogiques et potentiellement abusives.

De ces trois répertoires, les croyances sont la principale source de distorsion de notre perception de la réalité. Elles servent d'excuses et de justifications sans jamais fournir d'explications valables et constructives. La popularité d'une croyance lui confère l'illusion de véracité sans jamais pouvoir être vérifiée. Lorsque tout le monde croyait que la Terre était plate, tout ce beau monde ne pouvait quand même pas se tromper !

La croyance est la principale donnée pouvant fausser ou corrompre notre point de vue, nous incitant à manipuler la réalité pour l'ajuster en fonction de nos désirs. Elle déforme ainsi notre perception des faits et provoque l'éventualité d'une décision inappropriée, néfaste et souvent sélectionnée au détriment de nos besoins réels, de notre bien-être. Les croyances et l'incompréhension qu'elle supporte, génèrent le risque de conséquences dangereuses et dommageables.


B- La conséquence1

Une décision provoque une réponse, c'est-à-dire une succession d'action/réaction ou une inaction appelée conséquence. Celle-ci ne relève pas directement de notre volonté, de notre autorité car la réalité opère selon ses propres paramètres. Comme les dominos, les pièces tombent selon leur ordre et selon les lois qui régissent la nature. Nous ne pouvons réécrire comme bon nous semble la loi de la gravitation ou celle de la thermodynamique !

Lorsqu'une conséquence est déclenchée, son cours ne peut être altéré sans introduire une nouvelle cause. Ainsi, une décision prise dans les mêmes circonstances entraînera des conséquences similaires à chaque fois. Voici un groupe de conséquences en réponse à une situation potentiellement dangereuse, c'est-à-dire perçue comme pouvant porter atteinte à notre intégrité psychique ou physique :




  • Activation de la cascade inflammatoire2 (neurogénique);
  • Augmentation de la tension musculaire de base (hypertonie);
  • Augmentation du rythme cardiaque;
  • Augmentation de la pression artérielle;
  • Altération des systèmes immunitaire et neuroendocrinien3;
  • Altération du système digestif4;
  • Modification du métabolisme des graisses (hypertriglycéridémie);
  • Modification du métabolisme des sucres (hyperglycémie);
  • Inhibition de la neurogénèse5 6.

Tableau 4. Conséquences du stress.


Cet ensemble de réactions, globales et périphériques, fait partie d'un mécanisme communément appelé stress. Si celui-ci peut nous sauver la vie, négliger d'y répondre adéquatement peut tout aussi bien nous détruire.



1- Conséquence : du lat. consequentia " suite, succession ", la suite suivant une séquence.
2- Stress and the inflammatory response: a review of neurogenic inflammation. Black PH. Brain Behav Immun.
2002 Dec;16(6):622-53.
3- Mechanisms of brain-mediated systemic anti-inflammatory syndrome causing immunodepression. Woiciechowsky C, Schoning B, Lanksch WR, Volk HD, Docke WD. J Mol Med. 1999 Nov;77(11):769-80.
4- Stress and the gastrointestinal tract. Bhatia V, Tandon RK. J Gastroenterol Hepatol. 2005 Mar;20(3):332-9.
5- The neurobiology of stress. McEwen BS, Harold and Margaret Milliken Hatch. Brain Res 2000 Dec 15; 886
(1-2):172-189.
6- Adult brain neurogenesis and psychiatry: a novel theory of depression. B L Jacobs, H van Praag and F H Gage. Molecular Psychiatry 2000 June 15:, 262-269.




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Le stress est une séquence, un mécanisme d'urgence face à un danger. Si le professeur Hans Selye, auteur de la théorie du stress, en distinguait deux formes : le bon (eustress) et le mauvais (détresse), cette distinction inutile semblait plutôt provenir d'un point de vue dualiste et non d'une observation objective et scientifique.

Artiste: Erd Ogivae

De nos jours, il est établi que l'évaluation contextuelle, c'est-à-dire notre perception de la situation, du contenu et du contexte, joue un rôle déterminant sur la sélection de notre réponse. Cette dernière est modulée par les dimensions psychologiques reliées à notre habilité de prédire ou de contrôler l'agent stresseur1. Cette observation a permis de distinguer deux formes de contenu, donc deux formes de stress : objectif et subjectif. Si l'initiateur de la réaction de stress est toujours la perception d'un danger, celui-ci est soit réel et objectif, soit virtuel et subjectif.


Le stress objectif

Le stress objectif est activé lorsqu'une situation présente un danger réel à court terme telle une crevaison ou une détonation. Les réactions sont d'une intensité maximale : c'est tout ou rien. Toutes les ressources sont mobilisées car ce mécanisme vise à produire une réponse immédiate. Ainsi, l'augmentation involontaire de la tension musculaire, cardiovasculaire ou l'inhibition des systèmes digestif et immunitaire favorisent une réponse rapide et contribuent à la sauvegarde de notre intégrité. Ces manifestations sont en partie conscientes.

Une des caractéristiques fondamentales et distinctes du stress objectif est de réduire ou d'éliminer temporairement la douleur ou autres symptômes pouvant retarder une réaction immédiate. Ce type de stress ne provoque donc pas de souffrance car le but est de formuler une réponse sans délai et favorable à notre survie.


Le stress subjectif

Le stress subjectif est différent et unique à l'être humain. Il est activé par un danger virtuel. Celui-ci est provoqué par une interprétation erronée et incohérente du contexte, par une fausse perception d'une situation. La menace est réelle car, même si elle se situe au niveau de notre perception2, celle-ci détermine, malgré tout, notre réponse ou, du moins, notre choix de réponses. Ainsi, l'interprétation faussée du contexte entraîne l'apparition d'un risque, [i]d'une prédisposition aux blessures[/i], d'où le danger.

Les réactions physiologiques, telles l'augmentation involontaire de la tension musculaire et artérielle, sont similaires au stress objectif, mais certaines caractéristiques diffèrent. Ses manifestations sont inconscientes. L'intensité des réactions est variable et proportionnelle au risque perçu. Si l'intensité est moindre, les réactions peuvent durer indéfiniment et perturber notre capacité d'adaptation et notre performance.

Ces effets ne sont pas améliorés par le sommeil. Le stress subjectif provoque de l'irritabilité, de la fatigue, de la difficulté à se concentrer et peut activer nos mécanismes compulsifs et acquis de défense tels l'hyperactivité, la colère, la répression ou le déni. Il peut causer des dommages d'ordre structurel tels l'arthrose ou d'ordre fonctionnel tels des troubles métaboliques, cardiovasculaire, immunitaires, musculaires, circulatoires, digestifs et respiratoires. Il a donc le potentiel de provoquer des dommages, des symptômes, et de nous faire souffrir.

Contrairement au stress objectif, le but est de nous empêcher de répondre, et pour cause, nous n'avons pas cerné le problème. Notre perception n'est pas conforme à la réalité et elle entraîne, à moyen ou long terme, une prospective catastrophique.

Le stress est le seul concept admis par la communauté scientifique qui fasse un pont entre le psychisme et les maladies physiques via les réactions neuro-hormonales. D'où la croyance répandue à l'effet qu'il serait, du moins en partie, une aberration ou une réponse inadaptée. Par contre, la subdivision en stress objectif et subjectif, de par leurs fonctions distinctes, permet désormais de transformer notre compréhension du stress en un mécanisme intelligent et utile, en un outil puissant et indispensable à la survie, à la protection et au développement de la personne. De plus, elle donne lieu à une meilleure compréhension de ses effets distincts sur la dynamique neurovertébrale et de ses conséquences sur le bien-être de l'organisme.



1- Stress, emotions and health: where do we stand? Robert Dantzer, Social Science Information. 2001;40(1):61-78.
2- Stress, inflammation and cardiovascular disease. Black PH, Garbutt LD. J Psychosom Res. 2002 Jan;52(1):1-23.


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