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De nos jours, il est établi que l'évaluation contextuelle, c'est-à-dire notre perception de la situation, du contenu et du contexte, joue un rôle déterminant sur la sélection de notre réponse.
Cette dernière est modulée par les dimensions psychologiques reliées à notre habilité de prédire ou de contrôler l'agent stresseur1. Cette observation a permis de distinguer deux formes de contenu,
donc deux formes de stress : objectif et subjectif. Si l'initiateur de la réaction de stress est toujours la perception d'un danger, celui-ci est soit réel et objectif, soit virtuel et subjectif.
Le stress objectif
Le stress objectif est activé lorsqu'une situation présente un danger réel à court terme telle une crevaison ou une détonation. Les réactions sont d'une intensité maximale : c'est tout ou rien.
Toutes les ressources sont mobilisées car ce mécanisme vise à produire une réponse immédiate. Ainsi, l'augmentation involontaire de la tension musculaire, cardiovasculaire ou l'inhibition des
systèmes digestif et immunitaire favorisent une réponse rapide et contribuent à la sauvegarde de notre intégrité. Ces manifestations sont en partie conscientes.
Une des caractéristiques fondamentales et distinctes du stress objectif est de réduire ou d'éliminer temporairement la douleur ou autres symptômes pouvant retarder une réaction immédiate.
Ce type de stress ne provoque donc pas de souffrance car le but est de formuler une réponse sans délai et favorable à notre survie.
Le stress subjectif
Le stress subjectif est différent et unique à l'être humain. Il est activé par un danger virtuel. Celui-ci est provoqué par une interprétation erronée et incohérente du contexte, par une fausse
perception d'une situation. La menace est réelle car, même si elle se situe au niveau de notre perception2, celle-ci détermine, malgré tout, notre réponse ou, du moins, notre choix de réponses.
Ainsi, l'interprétation faussée du contexte entraîne l'apparition d'un risque, [i]d'une prédisposition aux blessures[/i], d'où le danger.
Les réactions physiologiques, telles l'augmentation involontaire de la tension musculaire et artérielle, sont similaires au stress objectif, mais certaines caractéristiques diffèrent.
Ses manifestations sont inconscientes. L'intensité des réactions est variable et proportionnelle au risque perçu. Si l'intensité est moindre, les réactions peuvent durer indéfiniment et perturber
notre capacité d'adaptation et notre performance.
Ces effets ne sont pas améliorés par le sommeil. Le stress subjectif provoque de l'irritabilité, de la fatigue, de la difficulté à se concentrer
et peut activer nos mécanismes compulsifs et acquis de défense tels l'hyperactivité, la colère, la répression ou le déni. Il peut causer des dommages d'ordre structurel tels l'arthrose ou d'ordre
fonctionnel tels des troubles métaboliques, cardiovasculaire, immunitaires, musculaires, circulatoires, digestifs et respiratoires. Il a donc le potentiel de provoquer des dommages, des symptômes,
et de nous faire souffrir.
Contrairement au stress objectif, le but est de nous empêcher de répondre, et pour cause, nous n'avons pas cerné le problème. Notre perception n'est pas conforme à la réalité et elle entraîne,
à moyen ou long terme, une prospective catastrophique.
Le stress est le seul concept admis par la communauté scientifique qui fasse un pont entre le psychisme et les maladies physiques via les réactions neuro-hormonales.
D'où la croyance répandue à l'effet qu'il serait, du moins en partie, une aberration ou une réponse inadaptée. Par contre, la subdivision en stress objectif et subjectif, de par leurs fonctions
distinctes, permet désormais de transformer notre compréhension du stress en un mécanisme intelligent et utile, en un outil puissant et indispensable à la survie, à la protection et au développement de la personne.
De plus, elle donne lieu à une meilleure compréhension de ses effets distincts sur la dynamique neurovertébrale et de ses conséquences sur le bien-être de l'organisme.
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