Avant d'aller plus loin, nous allons brièvement distinguer la notion de peine et de souffrance. La peine est une sensation normale en réaction à une perte. Elle ne met pas en péril notre intégrité,
mais déclenche une période d'adaptation au changement.
Pour les fins de ce document, le mot souffrance désigne la rupture du bien-être. Il est synonyme d'inconfort incluant les douleurs psychiques, telles le stress, la tension ou l'anxiété, et les douleurs physiques.
Du point de vue dualiste, la souffrance est la conséquence du mal : un désordre provenant d'une erreur, d'un défaut, d'une faille ou d'une faiblesse dans la structure ou dans le fonctionnement de notre organisme.
La réalité est tout autre...
La souffrance est une alarme prioritaire qui nous avertit que la balance positive, l'équilibre d'un tissu est rompu. Une activité est présentement ou potentiellement dommageable ou elle porte atteinte à
notre intégralité. La souffrance polarise notre attention, modifie nos priorités et vise à en rectifier la cause et non pas à en dissimuler les effets. Son origine est cérébrale.
En réalité, il n'y a que le cerveau qui puisse éprouver une sensation, incluant toutes les douleurs psychiques et physiques. Incidemment, l'emplacement d'une sensation est l'effet d'une projection, entièrement virtuelle.
Si on pouvait interchanger les nerfs de la main droite avec ceux de la main gauche, une blessure à une main serait ressentie dans l'autre.
Ainsi, la douleur vertébrale se situe dans le cerveau et non au siège de la lésion !
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