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Son origine remonte probablement au premier homme. Observant son environnement, celui-ci prit conscience de certaines caractéristiques. Les feuilles d'un arbre étaient similaires. Leurs silhouettes étaient idéales pour capter les rayons du soleil et canaliser la pluie vers les racines.
Il contemplait un petit être à quatre pattes se déplaçant d'une branche à l'autre avec agilité, se nourrissant des fruits qu'il partageait avec des créatures qui, munies d'une paire d'ailes,
pouvaient voyager d'un horizon à l'autre sans toucher le sol. La nuit tombée, l'observation des étoiles démontrait un sens de direction qu'il pouvait utiliser comme point de repère.
Il conclut de toute évidence qu'il faisait partie d'un système ordonné et organisé. Chaque individu semblait parfaitement constitué pour répondre à ses propres besoins et l'ensemble des éléments fonctionnait selon un tout. Il y avait donc un ordre, c'est-à-dire une intelligence qui soutenait
l'existence du tout. Extrapolant sur le fait que lui-même n'était pas l'auteur de sa propre origine, il comprit le plus important des concepts d'ordre : l'intelligence universelle.
Cette notion témoigne de la constatation que l'univers observable fonctionne selon un système unique et ordonné et non comme une multitude de systèmes indépendants dont l'origine et l'organisation
seraient multiples. Contrairement à une croyance, le concept d'intelligence universelle est vérifiable et repose sur des observations tangibles.
L'ordre établi conférait à l'homme un sens d'intégrité, d'appartenance et de sécurité. Or, un beau matin, un gros nuage noir apparut. Il se mit à pleuvoir. S'étant réfugié sous un arbre,
l'homme entendit une détonation qui le figea sur place. À moitié sourd, l'incompréhension l'envahit et se transforma en une sensation étrange : la peur. À la question : que s'est-il passé?,
le premier être humain, comme tous ceux qui suivirent, fut confronté au choix de réponses le plus déterminant de sa vie : s'agissait-il d'un phénomène ordonné et compréhensible ou d'un phénomène
désordonné et incompréhensible qui dissimulerait une autre autorité indépendante, un second principe : le désordre?
En optant pour ce dernier, le premier être humain, et l'humanité tout entière par la suite, venait de fabriquer et d'endosser une croyance : la coexistence de l'ordre et du désordre, c'est-à-dire la dualité. Soudainement, la perfection n'était plus de ce monde! Même si la dualité
emprunte une multitude d'identités au cours de l'histoire, son incidence sur le stress et sur le bien-être demeurera relativement constante et universelle.
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